Conti Safety Days 2010

Pierre 3 August 2010 2

La surface d’une feuille A4, 21 x 29,7 cm, c’est aussi la surface totale d’une voiture en contact avec le sol. Autant dire que le rôle des pneumatiques, liaison entre l’asphalte et le véhicule, est primordial.
Il y a quelques semaines, dans le cadre des Conti Safety Days de la marque Continental, Whouah a eu la chance d’aller piloter quelques bolides sur le circuit de la Ferté Gaucher, en Seine-et-Marne, pour mettre à l’épreuve les nouveaux pneus ContiSportContact 5P.

L’occasion notamment de prendre le volant de la Porsche Cayman S, de l’Audi TT RS et de la BMW Z4 sans risquer de voir un flash crépiter dans le rétro intérieur.


Cette journée marquée par un soleil de plomb et une odeur de gomme fumante, a commencé autour d’une présentation de la marque et des avancées technologiques de ce nouveau produit : augmentation de 5% de la surface de contact au sol, re-travail des macro-blocks, et renforcement de la ceinture…

Ok mais tout ça, ça veut dire quoi ?

La réponse nous a été donnée tout au long de la journée, où nous avons mis autant que possible ces pneumatiques sous contrainte (et on ne s’est pas faits prier). Au programme : accélérations, freinages sur sol sec ou humide, slaloms et changements de trajectoires.

Le matin, slalom chronométré en Alfa Roméo MiTo, en compagnie de Nicolas Navarro (pilote de Speedcar Series) pour voir le comportement du pneu pour un usage, disons de tous les jours. Test très satisfaisant puisque la voiture s’est très bien comportée, et il était parfois possible de soulever une roue arrière lors de la succession de virages, signe de l’efficacité du 5P. Avec un pneu qui glisse, aucune chance qu’une roue ne se soulève.

Ensuite, parcours sur la moitié du circuit avec 3 passages différents :
- un slalom à vitesse stabilisée (50 km/h) ;
- un freinage sur route mouillée (120 km/h) ;
- un freinage d’urgence et réflexe (70km/h).

Et c’est là que les choses sérieuses ont commencé : on nous a laissé les clefs d’une Audi S4 break, d’une BMW Z4 sDrive 35IS, et de deux Renault Mégane RS pour éprouver les 5P. Bilan, une très bonne sensation de sécurité, fournie autant par les voitures que par les pneumatiques, qui ont en effet très bien encaissé les différentes sollicitations.

L’après-midi, après un petit brief de Nicolas Bernardi et André Rey (ancien pilote officiel Ford), nous avons pu étrenner les chausses sur circuit, avec pour seule contrainte de ne pas se planter dans le décor dans l’une des deux épingles, la chicane, et les autres courbes plus longues qui composaient le circuit.

Au premier passage, je mets les pieds dans la Mégane RS, 250ch, très saine et accessible pour des pilotes novices. Bonne entrée en matière, difficile d’aller chercher la corde dès les premiers tours, mais c’est le comportement et le bruit de la Mégane (dont le ronronnement n’a rien à envier à ses voisines) qui m’ont invité à pousser un peu plus la machine, et à contraindre les pneus. Rien à dire.

Deuxième passage, Porsche Cayman S, 320 chevaux en propulsion… Et bien c’est un peu intimidant d’entendre ce rugissement derrière vous qui vous incite à enfoncer la pédale tout en vous limitant dans les courbes, puisque madame est très technique, et qu’elle ne se laisse pas apprivoiser si facilement !

Troisième passage, Audi TT RS, et alors là, c’est le coup de coeur. 4 roues motrices, 340ch. Là j’ai vraiment réussi à me faire plaisir, à trouver des trajectoires idéales, rentrer comme il faut dans les cordes, et relancer avec facilité le bolide. Un vrai régal à piloter, et une sensation de sécurité au delà de l’imagination.

Dernier passage, pardon pour les fans de la marque allemande au damier blanc et bleu, mais j’ai été déçu par la BMW Z4 (moins puissante que le modèle du matin). En gros, l’intérieur vous fait vous croire dans un salon baroque, et le comportement de la dame est plutôt aseptisé, avec un antipatinage assez bridant. On a un peu l’impression de conduire une grosse berline.

Au cours de ces 12 tours, il est vrai que les pneus n’ont jamais faibli, je n’ai jamais eu l’impression d’arriver à les mettre en défaut, ou les mettre en cause directement, à part peut-être avec la Cayman S où je n’ai pas pu être objectif !

Après une journée d’utilisation intense, les pneus ne sont pas détériorés, ne présentent pas de dépôt noir, grâce au mélange de silice. Grâce au retravail des macro-blocks, et à l’ajout d’un élément de liaison, le vieillissement des 5P est homogène et limite les déperditions de performance ou de sécurité liées à une utilisation intensive, et quotidienne. Et ceci dans toutes les mises sous contrainte du pneu : accélération, freinage, changement de cap, etc. Ce pneu s’est vraiment illustré dans toutes les utilisations, autant sur la petite citadine, que sur les bolides, autant sur le sec que sur le mouillé.

Au final, un régal de journée, une équipe Continental très sympa et une prise de conscience sur l’importance des pneumatiques autant en termes de performance que de sécurité. Difficile après ça de reprendre le volant de sa petite citadine le soir venu…

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